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Madame X, âgée de 47 ans est adressée pour une colposcopie. Dans ses antécédents, on retrouve la notion de cellules suspectes sur un frottis cervico-vaginal effectué il y a 6 ans, avec des contrôles ultérieurs qui seraient négatifs. Par ailleurs, on note deux accouchements par les voies naturelles et un tabagisme à un paquet par jour.
Un frottis cervico-vaginal de dépistage effectué récemment évoque la présence d’une dysplasie de haut grade. La colposcopie retrouve une vaste zone érosive dont l’aspect est compatible avec un cancer du col utérin. Les biopsies du col confirment cette suspicion et mettent en évidence un cancer épidermoïde invasif. Le toucher vaginal et le toucher rectal sont normaux. L’IRM (imagerie par résonance magnétique) faite dans le cadre du bilan d’extension est normale et ne montrant ni extension tumorale ni atteinte ganglionnaire. Le marqueur tumoral SCC est normal.
Madame X bénéficie dans un premier temps d’une conisation chirurgicale, afin de préciser la stadification de la tumeur. Celle-ci est classée stade IB1, car sur la pièce de conisation, la profondeur de l’invasion est inférieure à 1 mm et sa largeur est de 9 mm.
Le traitement adopté est une colpohystérectomie élargie avec annexectomie bilatérale et l'ablation d'une collerette vaginale associés à un curage ganglionnaire pelvien bilatéral. Sur les pièces opératoires il n’existe pas de résidu tumoral. Pas de radiothérapie complémentaire.
Une surveillance biannuelle puis annuelle est proposée, de même que l'arrêt du tabac.
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