Foire aux questions
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Docteur Benchimol
Gynécologue Obstétricien
Paris France
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Dernière
Mise à jour
12.11.2008
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Voici une compilation de questions - réponses dans le domaine de la gynécologie obstétrique, fréquemment abordées en consultation ou posées sur ce site.

Pour rappel :

Les informations ou les conseils donnés en ligne ne constituent pas une consultation médicale ! Ils n’exonèrent ni le médecin ni le patient d'une véritable consultation chez le médecin traitant ou chez le gynécologue.

 

Posez votre question :

F.A.Q Gynécologue Paris


 

Une cause de stérilité que l’on pourrait attribuer au stérilet serait la stérilité d‘origine tubaire (trompes utérines). L’obstruction des trompes utérines est essentiellement liée à la survenue d’une infection génitale. Une infection génitale peut survenir en l’absence d'un stérilet, mais la présence d’un corps étranger (le stérilet) dans la cavité utérine pourrait théoriquement majorer ce risque. C’est pour cette raison qu’une contraception par stérilet doit être évitée dans les situations suivantes :

  • Nulliparité (pas d’enfants)
  • femme âgée de moins de 25 ans
  • partenaires sexuels multiples
  • antécédent d’infection sexuellement transmissible.

Lorsqu’un problème de stérilité est constaté après le retrait d’un stérilet, il est nécessaire d’effectuer un bilan global de stérilité afin d'éliminer toutes les autres causes de stérilité.


  • La présence d’un ectropion pose t-elle problème pour tomber enceinte ?

Non. La présence d’un ectropion n’intervient pas sur la fécondité d'un couple (capacité d’un couple de concevoir). En présence d’une infertilité et d'un ectropion il faut donc rechercher d’autres causes.


  • Le fait de ne pas avoir de règles (aménorrhée) plusieurs mois après l'arrêt de pilule peut-il engendrer des problèmes pour un futur enfant ?

Non. En revanche, cela correspond probablement à un trouble de l'ovulation.


  • Je suis enceinte de 7 semaines d'amenohées alors que je porte un sterilet. Pouvez vous me renseigner des risques encourus si je poursuit cette grossesse ?

Dans ce cas, le risque d’un accouchement prématuré et d’une rupture prématurée des membranes semble augmenté. Le retrait du stérilet lors de la découverte d’une grossesse intra-utérine peut provoquer une fausse couche. La poursuite d’une grossesse n’est pas contre indiquée, sous réserve d’une surveillance attentive. Le stérilet est expulsé lors de l’accouchement le plus souvent à l’intérieur du placenta.


  • Est-ce qu’une déchirure périnéale sévère du troisième degré survenant lors d’un accouchement est considérée comme une erreur médicale ?

Il peut effectivement s’agir d’une maladresse de l’accoucheur au moment de l'expulsion de la tête foetale, mais le plus souvent il s’agit du déroulement même de l’accouchement et des conditions anatomiques de la parturiente et du nouveau né :

  • Un nouveau né macrosome (de poids proche de 4000 g)
  • Un périmètre crânien > 35,5 cm
  • L’utilisation de forceps
  • La pratique d’une expression abdominale.

  • Je viens de pratiquer une hystérosalpingographie, onze mois après une fausse couche spontanée. Cet examen conclue à une obstruction tubaire proximale bilatérale, sans passage péritonéal.
    • Est-ce que l’hystérosalpingographie est fiable à cent pour cent ?
    • Est-ce que certaines situations peuvent faussement évoquer une obstruction tubaire proximale ?
    • Est-ce qu’une fausse couche spontanée avec un œuf clair peut être responsable d’une obstruction tubaire bilatérale ?
  • Non. L’hystérosalpingographie n’est pas un examen fiable à cent pour cent. Comme beaucoup d’autres examens médicaux, il présente des faux positifs ou des faux négatifs. Cet examen est néanmoins indispensable dans le cadre d’un bilan de certains cas d’infertilité.
  • Oui. Un spasme au niveau de la portion proximale des trompes utérines peut simuler une obstruction tubaire bilatérale alors qu’en réalité les trompes sont perméables. Il s’agit de cas peu fréquents.
  • Oui. Une fausse couche spontanée peut être responsable d’une obstruction tubaire bilatérale suite à une infection ; un curetage ou une rétention trophoblastique (rétention de débris de l’œuf). Là aussi, il s’agit de cas peu fréquents.

  • Cela fait un peu plus de 8 mois que j’essaie avec mon ami de faire un enfant. J’ai 32 ans et mon ami en a 36. Nous n’avons pas d’antécédents ni problèmes de santé. Mes cycles ne sont pas très réguliers et font de 30 à 33 jours. Doit-on consulter ou attendre encore un peu ?

Dans ce cas, il n’y a pas lieu de se précipiter. Afin d'augmenter les chances de survenue d’une grossesse spontanée il faudrait avoir des rapports sexuels environ 14 jours avant les règles. Il n’est pas spécialement conseillé de consulter avant 12 à 18 mois d’infertilité, si tous les autres éléments sont en règle par ailleurs (vaccinations ; frottis cervico-vaginal etc.). La réalisation de courbes de température permet parfois dans ces cas de mieux cibler la période de fécondité sans trop la « médicaliser ».


  • Je voudrais savoir ce que signifie le « retour de couches » après un accouchement ?

Le retour de couches correspond aux premières règles qui surviennent après l’accouchement. Le retour de couches survient habituellement six à huit semaines après l’accouchement en l’absence d’allaitement maternel et trois mois voir plus après l’accouchement en cas d’allaitement maternel exclusif au sein.

Les règles du retour de couches sont habituellement plus abondantes et plus prolongées. Elles sont à différencier :

  • des lochies : pertes vaginales sanguinolentes ou brunâtres survenant dans les suites immédiates de l’accouchement et durant de quelques jours à quelques semaines
  • du petit retour de couches : pertes un peu plus abondantes survenant généralement douze jours après l’accouchement mais ne correspondant pas véritablement à la reprise du cycle menstruel
  • du spotting : saignement de faible abondance, survenant par intermittence et souvent lié à la prise d’une contraception orale par pilule microprogestative
  • de métrorragies : toute cause anormale de saignement survenant dans les suites de couches et pouvant être en rapport avec une endométrite ; une rétention placentaire ; un traumatisme obstétrical ; un trouble de la coagulation sanguine etc...