Hystéroscopie opératoire
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Docteur Benchimol
Gynécologue Obstétricien
Paris France
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Dernière
Mise à jour
22.01.2007
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Définition

 

Il s’agit d’une intervention chirurgicale qui permet de traiter certaines pathologies de la cavité utérine par les voies naturelles. L’intervention est réalisée à l’aide d’une caméra appelée hystéroscope (mesurant 10 mm de diamètre), dans laquelle sont introduits les instruments chirurgicaux. Cette intervention est réalisée au bloc opératoire, sous anesthésie générale ou sous anesthésie locorégionale (analgésie péridurale ou rachianesthésie).

 

 

Indications

 

L’hystéroscopie opératoire est habituellement indiquée lorsque l’hystéroscopie diagnostique faite au préalable a confirmé la présence d’une anomalie nécessitant un traitement chirurgical. Elle peut également être indiquée en cas d’échec d’une hystéroscopie diagnostique lié à un obstacle mécanique (obstruction ou déviation importante du col utérin) ; à un saignement trop abondant ou simplement à une mauvaise tolérance de l’examen par la patiente (patiente très sensible, anxieuse, hyperalgique).

 

Les principales interventions pouvant être pratiquées par l’hystéroscopie opératoire :

  • Ablation d’un polype utérin (polypectomie).
  • Ablation d’un fibrome utérin sous muqueux (myomectomie).
  • Levée de synéchies utérines.
  • Ablation de la muqueuse utérine (endomètrectomie) : dans certaines situations, cette technique représente une alternative à l’hystérectomie (en cas de saignement persistant malgré un traitement médical).
  • Section d’une cloison utérine (utérus cloisonné).
  • Agrandissement de la cavité utérine (métroplastie d’agrandissement, utérus Distilbène).
  • Ablation d’un stérilet (lorsque son ablation classique est impossible).
  • Stérilisation tubaire.

 

Dans le cadre d’un bilan ou d’un traitement d’infertilité, une coelioscopie peut être associée à l’hystéroscopie opératoire. Elle permet l’exploration de tout le pelvis féminin, la vérification de la perméabilité des trompes utérines et la réalisation d’autres gestes associés éventuels.

 

 

A quel moment est effectuée une hystéroscopie opératoire ?

 

L’intervention est pratiquée en dehors de la période des règles, en première partie du cycle. Chez une femme non ménopausée, le moment idéal se situe entre J-8 et J-13 du cycle (J-1 étant le premier jour où commencent les règles). C’est le seul moment où on est sûr de l’absence de grossesse débutante. Dans cette phase du cycle l’endomètre est fin et la lésion est mieux visible. Chez la femme ménopausée l’intervention peut être pratiquée à tout moment, de préférence en dehors de la période de saignement et parfois après préparation préalable par œstrogène pendant 10 jours ou par prostaglandines, afin de faciliter la dilatation du col utérin. Il n’existe aucune autre préparation particulière avant l’hystéroscopie opératoire.

 

 

Comment se déroule une hystéroscopie opératoire ?

 

Une hystéroscopie opératoire peut être pratiquée sous anesthésie locorégionale (péridurale ou rachianesthésie) ou sous anesthésie générale. Le choix du type d’anesthésie est fixé en consultation pré anesthésique.

 

Une hystéoscopie opératoire se fait la plupart du temps en « ambulatoire ». La patiente rentre le matin, à jeun, puis repart accompagnée quelques heures après la fin de l’intervention. Dans certains cas une hospitalisation de 24 à 48 heures est nécessaire.

 

L’intervention est pratiquée par un gynécologue-chirurgien. Elle est effectuée par les voies naturelles. Il n’existe donc pas de cicatrice externe visible.

 

L’intervention proprement dite commence par une dilatation progressive du col utérin à l’aide de bougies métalliques (un traitement préalable par comprimés administrés par voie vaginale est souvent prescrit afin de faciliter ce geste).

 L’hystéroscope est introduit dans la cavité utérine. Une irrigation permanente tout au long de l’intervention par un liquide spécial (Glycocolle) permet la distension et la visualisation de la cavité utérine. Un système spécial permet le contrôle des pressions et un bilan des entrées et des sorties du liquide. L’hystéroscope est relié à un écran vidéo que le chirurgien observe tout au long de l’intervention afin d’adapter ses gestes. Les instruments de chirurgie sont introduits dans le tube de l’hystéroscope (ciseaux, anse de résection, crochet de section, boule etc…).

 

Lorsqu’une ablation d’une lésion intra utérine est pratiquée, les copeaux de résection sont envoyés au laboratoire d’anatomopathologie pour une analyse histologique des tissus. Les résultats sont communiqués à la patiente par le gynécologue lors d’une consultation post-opératoire, en même temps que le compte rendu opératoire.

 

 

Ca fait mal ? Ca dure longtemps ?

 

En fonction du geste pratiqué et de l’étendue des lésions, une hystéroscopie opératoire dure de 10 à 45 minutes. L’intervention n’est habituellement pas douloureuse. Parfois, dans les heures ou les jours qui suivent l’intervention, apparaissent des douleurs ressemblant aux douleurs de règles.

 

 

Peut-on faire une hystéroscopie pendant la grossesse ?

 

L’hystéroscopie est formellement contre indiquée en cas de grossesse. Au moindre doute, avertissez votre chirurgien ou faites un test de grossesse.

 

 

Quels sont les risques ?

 

Comme chaque intervention chirurgicale, l’hystéroscopie opératoire comporte certains risques. Ces risques sont rares.

  • La persistance d’un petit saignement pendant plusieurs jours est habituelle.
  • Risque d’hémorragie, survenant en post-opératoire immédiat ou à distance (dans les jours suivant l’opération). Elle peut être liée à une déchirure du col utérin ou à une perforation utérine. La survenue d’une hémorragie peut nécessiter une ré intervention.
  • Risque d’infection, se manifestant par des pertes vaginales malodorantes, une douleur pelvienne et de la fièvre, infection urinaire.
  • Echec de l’intervention suite à une fausse route du trajet de l’hystéroscope contre indiquant la poursuite de l’intervention.
  • Très rarement, une hystéroscopie opératoire peut provoquer une infertilité par obstruction du col utérin (sténose) ou par la survenue d’une synéchie post opératoire.
  • Absence de règles, par sténose (obstruction) du col utérin ou par l’apparition d’une synéchie, pouvant nécessiter une dilatation ou une ré intervention.
  • Béance cervico-isthmique liée à la dilatation du col utérin.
  • Risques liés à l’anesthésie : allergie, infection…
  • Exceptionnellement, une plaie intestinale ou du système urinaire, liée à une perforation utérine.
  • Atteinte neurologique liée à un passage intra vasculaire important du liquide d’irrigation (Glycocolle) : céphalées, troubles visuels, troubles respiratoires, et cardiovasculaires, hypo natrémie et hémodilution.

 

Dans tous les cas, n’hésitez pas à appeler votre chirurgien si vous suspectez la survenue d’une complication.

 

 

Les suites opératoires

 

L’hystéroscopie est une intervention courante. Les suites de cette intervention sont le plus souvent simples et indolores. Un saignement vaginal peu abondant est normal pendant les jours qui suivent l’intervention.

 

 

Informations pratiques : Hystéroscopie opératoire

  • Consultation pré anesthésique obligatoire au minimum 7 jours avant l’intervention.
  • Faire un bilan pré opératoire.
  • Hospitalisation le plus souvent le matin de l’intervention.
  • Rester à jeun depuis minuit, la veille de l’intervention (ne pas manger, ni boire ni fumer).
  • Après l’opération, une perfusion intraveineuse est souvent laissée en place pour une durée de quelques heures.
  • Les douches sont autorisées.
  • Un petit saignement par voie vaginale peut survenir dans les jours qui suivent l’intervention.
  • Habituellement, pas d’arrêt de travail ou arrêt de quelques jours.
  • Reprise de l’activité professionnelle dès le lendemain de  l’intervention.
  • Reprise de l’activité sexuelle et sportive en quelques jours.

Dans tous les cas, n’hésitez pas à appeler votre chirurgien si vous suspectez la survenue d’une complication (fièvre, douleur anormale, saignement anormal, vomissements…).