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Définition
L’insuffisance ovarienne précoce (ou prématurée, IOP, « premature ovarian failure ») se définit par une aménorrhée de plus de six mois survenant avant l’âge de 40 ans, associée à un taux élevé de FSH (> 20 UI/l) sur au moins deux prélèvements réalisés à quelques semaines d’intervalle. Ce terme est parfois confondu avec celui de ménopause précoce. Leur évolution peut être différente, car dans le cas de l’IOP, elle est parfois (mais rarement) réversible.
Le motif de consultation initial est souvent la survenue d'une aménorrhée secondaire ou le désir d'une grossesse qui tarde à venir. L'annonce du diagnostic est toujours difficile.
Epidémiologie
La fréquence de l’IOP est estimée à 1/10 000 avant l’âge de 20 ans ; 1/1 000 avant 30 ans et 1/100 avant l’âge de 40 ans. Les formes familiales de l'IOP représentent 15 à 20 % de l'ensembles des IOP.
Physiopathologie
L’IOP est due à plusieurs mécanismes :
Signes cliniques
En fonction de l’âge de survenue de l’IOP, les signes cliniques sont :
Les signes qui accompagnent l’aménorrhée, sont plus ou moins prononcés :
Etiologies
La réalisation d’examens complémentaires permet de retrouver dans 20 % la cause de l’IOP. Environ 80 % des autres cas sont dits « idiopathiques » ou inexpliqués.
Diagnostic
Le diagnostic repose sur l’association d’une aménorrhée de plus de six mois survenant avant l’âge de 40 ans, associée à un taux élevé de FSH > 20 UI/l sur au moins deux prélèvements réalisés à quelques semaines d’intervalle. Le taux de 17 Bêta oestradiol est effondré. Le profil hormonal témoigne d'un effondrement de la réserve ovarienne. L’échographie pelvienne retrouve souvent un petit volume ovarien avec un très petit nombre voir l’absence de follicules ovariens. La présence de follicules ovariens n'exclut pas le diagnostic (follicules bloqués).
Interrogatoire
L’interrogatoire permet d’orienter la recherche d’une étiologie :
Examen clinique
L’examen clinique recherche en particulier :
Examens complémentaires
Traitement
Le traitement vise à prendre en charge la carence oestrogénique et l’infertilité en cas de désir de grossesse. Une consultation de conseil génétique est souvent recommandée (principalement en cas d'anomalie du caryotype ou devant la présence d'une pré mutation FMR I, afin de donner des conseils à la fratrie).
Traitement hormonal substitutif Administré sous forme de pilule contraceptive oestro-progestative ou sous forme de traitement hormonal de la ménopause. Son but est de réduire le risque d’ostéoporose liée à la carence en oestrogènes. Le traitement doit être poursuivi jusqu’à l’âge de 50 ans.
Une grossesse spontanée peut survenir chez 3 à 10 % de ces patientes. En l’absence de grossesse, la patiente doit être orientée assez rapidement vers un don d’ovocyte, car la stimulation de l’ovulation, l’insémination intra utérine ou la fécondation in vitro n’augmentent pas les chances de survenue d’une grossesse. Les chances de grossesse suite à un don d’ovocyte sont en revanche élevées, d’environ 30 % par transfert d’embryon.
Source : http://www.orpha.net |
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