Lésion de bas grade CIN 1
Lésion de bas grade - CIN 1
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Docteur Benchimol
Gynécologue Obstétricien
Paris France
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Dernière
Mise à jour
22.12.2009
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Définition

 

Une « lésion de bas grade » ou « CIN 1 » (néoplasie cervicale intra épithéliale de grade 1) ou « LSIL » (low-grade squamous intraepithelial lesions) ou « lésion malpighienne intra épithéliale de bas grade » est une transformation des cellulesdu 1/3 le plus superficiel du tissu recouvrant le col de l’utérus. Sa définition est une définition histologique, se basant sur l'analyse d'un fragment de biopsie du col utérin (Système Bethesda 2001).

 

La dysplasie du col utérin est une transformation des cellules du col de l’utérus.

 

Le col de l’utérus correspond au segment le plus bas de l’utérus. Sa partie superficielle se trouve au fond du vagin.

Au niveau du col de l’utérus, deux tissus différents se rejoignent. Le tissu qui recouvre la partie externe constitue l’épithélium malpighien exocervical. Le tissu qui recouvre la partie interne constitue l’épithélium glandulaire endocervical. La « zone de jonction » ou « zone de transformation » constitue la frontière entre ces deux épithéliums.

C’est dans cette zone que les cellules du col utérin peuvent se transformer et constituer une dysplasie.

 

C’est le cas le plus fréquent des dysplasies (transformation des cellules du col de l’utérus). Elle englobe également les lésions autrefois nommées : condylome plan, HPV, CIN I, LSIL.

 

 

Fréquence

 

On retrouve une dysplasie du col utérin chez 1 à 5 % des femmes dans la population générale. Elles concernent essentiellement les femmes jeunes, âgées de 25 à 35 ans.

On estime que chaque année, apparaissent environ 69 000 nouveaux cas de dysplasie de bas grade et 15 000 cas de dysplasie de haut grade en France.

 

 

Dépistage

 

Une dysplasie ne présente aucun symptôme. La dysplasie du col utérin n’est pas visible à l’œil nu. Elle n’est visible qu’au microscope.

Le dépistage se fait par la réalisation annuelle d’un frottis cervico-vaginal par le médecin traitant ou par un gynécologue.

Le frottis revient alors anormal, évocateur d’une dysplasie de bas grade, d’une dysplasie de haut grade, ou plus rarement, d’autres types de lésions. C’est le cas de 5 % des frottis réalisés dans la population générale. La patiente est alors convoquée pour un examen plus approfondi du col utérin, appelé « colposcopie ».

 

Cet examen consiste à l’examen du col utérin à l’aide d’une loupe grossissante et à la réalisation d’une biopsie.

Le prélèvement est ensuite acheminé au laboratoire pour être analysé au microscope par le médecin anatomopathologiste.

Il peut s’avérer normal ou confirmer la présence d’une dysplasie.

Le résultat est obtenu en 1 à 2 semaines. Il est transmis à la patiente par courrier et oralement, lors d'une consultation gynécologique.

 

 

Facteurs favorisants

 

Plusieurs facteurs peuvent favoriser la survenue d’une dysplasie du col utérin :

  • une infection génitale par un virus appelé Human Papilloma Virus (HPV), passée souvent inaperçue

  • des microtraumatismes du col utérin favorisés par de nombreux accouchements

  • le tabagisme

  • une infection génitale par l’herpès virus.