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Définition
Il s’agit d’une maladie diffuse du squelette caractérisée par une diminution de la masse osseuse et par l’altération de la microarchitecture du tissu osseux (augmentation de la porosité des os). L’ostéoporose entraine une augmentation de la fragilité osseuse et du risque de survenue d’une fracture. Les fractures les plus souvent concernées par l’ostéoporose sont celles du radius (le poignet) ; des vertèbres (tassement vertébral) et du col du fémur (la hanche). L’ostéoporose atteint plus souvent les femmes que les hommes.
Epidémiologie
On compte plus de 150 000 fractures chaque année en France qui sont liées à l’ostéoporose. On estime que le risque fracturaire global est d'environ 39 % chez les femmes âgées de plus de 50 ans.
Physiopathologie
Le tissu osseux est constitué d’une charpente protéique rigidifiée par le calcium. A l’âge adulte, le tissu osseux est en remodelage permanant avec en alternance, des phases d’ostéo-résorption et d’ostéo-formation. Ces phases sont assurées par deux types de cellules : les ostéoblastes (formation) et les ostéoclastes (résorption). A l’état normal chez l’adulte ce processus est légèrement déficitaire mais permet de garder un équilibre. Chaque phase de remodelage dure 120 jours. Environ 10 % de la matrice osseuse est renouvelée chaque année.
L’équilibre de ce processus est assuré en partie par :
Dans l’ostéoporose, du fait d’un manque en calcium ; en protéines ; ou en vitamine D, le mécanisme de résorption domine celui de la formation, ce qui augmente la fragilité osseuse. Ainsi, l’ostéoporose résulte soit d’une acquisition d’un capital osseux insuffisant lors de la période de croissance, soit d’une augmentation anormale de la résorption osseuse à l’âge adulte. Des facteurs génétiques, nutritionnels et environnementaux interviennent dans l’apparition de cette maladie.
On distingue l’ostéoporose liée à l’âge et l’ostéoporose induite par certaines pathologies ou par la prise de certains traitements dite « ostéoporose secondaire ».
Facteurs de risque - Causes
Parfois, il n’existe aucun facteur de risque. Plus les facteurs de risque sont nombreux, plus le risque d’ostéoporose est augmenté. Ces facteurs sont :
Signes cliniques - Symptômes
Il n’existe la plupart du temps aucun signe clinique. Parfois, il s’agit d’une diminution progressive de la taille (> 1 cm tous les 10 ans) due à des tassements des corps vertébraux ; accentuation de la courbure de la colonne vertébrale en avant ; apparition de douleurs de type lombalgies ; survenue d’une fracture (poignet, col du fémur, tassement vertébral).
Examens complémentaires
Devant un contexte clinique évocateur d’ostéoporose, des facteurs de risques doivent être recherchés et l’examen clinique orienté à la recherche de ses complications. Un bilan biologique préalable permet de rechercher une ostéoporose secondaire ou une ostéomalacie et d’adapter alors un traitement spécifique. Ce bilan comprend :
Une ostéodensitométrie est ensuite demandée, lorsqu’il existe une indication de la mesure de la densité minérale osseuse.
Diagnostic
Le diagnostic d’une ostéoporose est posé par l’ostéodensitométrie biphotonique (absorptiométrie biphotonique osseuse aux rayons X). Cet examen permet de mesurer la densité minérale osseuse (DMO). Plus la DMO est basse, plus le risque de fracture est élevé. Chaque déviation de la normale d’un écart type (déviation standard) multiplie par 2 le risque fracturaire. La déviation de la normale est exprimée par le T score. Le T score est évalué sur deux sites : au niveau de l’extrémité supérieure du fémur et au niveau du rachis lombaire (colonne vertébrale). Il est exprimé en comparaison avec le score normal d’une population âgée de 20 à 30 ans, du même sexe. Il est par définition toujours bas. Le Z score correspond au T score exprimé en comparaison avec le score normal d’une population de même âge que le sujet examiné. En fonction du T score (écart de la moyenne de référence chez l’adulte jeune en déviations standards), on parle de :
Indications de l’ostéodensitométrie
L’ostéodensitométrie est remboursée par la sécurité sociale lorsqu’elle est effectuée pour les indications suivantes :
Prévention
La prévention de l’ostéoporose vise à diminuer le risque de fracture en modifiant son mode de vie. Il est important d’appliquer ces mesures dès le jeune âge, car c’est là que se constitue le capital osseux :
Traitement médicamenteux préventif
Il est important dans la décision thérapeutique de prendre en compte la densité minérale osseuse qui est inversement proportionnelle au risque fracturaire. Cet indice doit être considéré, en même temps que l’âge du patient, ses antécédents, l’âge de la ménopause, l’indice de masse corporelle et la prise d’autres médicaments inducteurs d’ostéoporose.
Les bisphosphonates Les bisphosphonates agissent en inhibant la résorption osseuse.
Le raloxifène (SERM : Selective Estrogen Receptor Modulator) Le raloxifène agit en inhibant la résorption osseuse.
Le tériparatide Le tériparatide (parathormone) agit en stimulant la formation osseuse.
Le ranélate de strontium (SERM : Selective Estrogen Receptor Modulator) Le ranélate de strontium inhibe la résorption et stimule la formation osseuse à la fois.
Le calcium Une supplémentassions en calcium est recommandée en cas de carence alimentaire, notamment chez la femme âgée.
La vitamine D Une supplémentassions en vitamine D est recommandée en cas de carence, notamment chez la femme âgée.
Traitement hormonal de la ménopause (THM) Le THM garde comme seule indication un traitement en deuxième intention, à distance de la ménopause, chez les femmes ayant un risque élevé de fracture, en cas d’intolérance ou de contre-indication aux autres traitements indiqués dans la prévention de l’ostéoporose.
Le traitement contre l’ostéoporose est remboursé par la sécurité sociale dans les cas suivants :
Source : http://www.has-sante.fr |
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