Polype utérin
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Docteur Benchimol
Gynécologue Obstétricien
Paris France
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Dernière
Mise à jour
25.01.2007
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Définition

 

Les polypes utérins sont des excroissances qui se développent au dépends de la muqueuse du corps utérin (endomètre) ou au dépends de la muqueuse du col utérin (endocol).

Ces excroissances sont des tumeurs bénignes. Elles peuvent être uniques ou multiples. Un polype peut être « pédiculé » (comportant un pied d’insertion) ou sessile (large base d’implantation). Il peut être "fibreux" ou "muqueux".

 

 

Mode de découverte

 

Les polypes utérins font partie des maladies bénignes de la muqueuse utérine (ou endomètre).

Ils sont le plus souvent asymptomatiques (sans aucun symptôme).

On les découvre fréquemment :

  • à la suite d’une hémorragie d’origine génitale survenant en dehors des règles (métrorragie) ou à la suite de règles trop abondantes (ménorragie)

 

Comment fait-on le diagnostic ?

 

Lors de la découverte d’un polype utérin, il peut être nécessaire de pratiquer plusieurs examens afin d’évaluer son mode de traitement :

  • une échographie pelvienne, de préférence en première partie du cycle (quelques jours après les règles

Ces examens permettent d’une part d’évaluer l’existence d’un lien de cause à effet entre la présence du polype et les symptômes signalés. Ils permettent d’autre part d’apprécier le reste de l’utérus et de vérifier l’existence ou non d’autres pathologies associées comme les fibromes ou l’adénomyose.

 

 

 

Polype utérin : hystérosonographie.

 

 

Description

 

En fonction de la localisation du polype :

 

Un polype peut se situer dans la cavité utérine (polype intra-cavitaire), dans le col utérin (polype de l’endocol) ou s’extérioriser à travers l’orifice externe du col utérin (polype accouché par le col).

 

En fonction de la taille :

 

Un polype peut mesurer quelques millimètres (micro-polype) ou occuper la totalité de la cavité utérine.

 

 

Conséquences

 

Un polype utérin est le plus souvent asymptomatique. Il peut être responsable :

  • d’une hémorragie d’origine génitale survenant en dehors des règles (métrorragie) ou de règles trop abondantes (ménorragie)
  • d’une infertilité (rarement responsable à lui seul)
  • de pertes génitales abondantes (leucorrhée).

Un polype peut parfois ressembler à un fibrome utérin (polype fibreux) ou à un cancer de l’endomètre (polype atypique, irrégulier). A l’inverse, un cancer de l’endomètre peut parfois ressembler à un polype.

Un polype peut être cancérisé. Seul, l’examen histologique (son analyse partielle après biopsie de l’endomètre ou son analyse complète après son ablation) permettent le diagnostic de bénignité avec certitude.

L’association d’un polype à un cancer de l’endomètre est plus fréquente après la ménopause.

 

 

Traitement

 

Dans certains cas, un traitement médicamenteux par des progestatifs peut s’avérer efficace (polypes de petite taille, d’aspect muqueux, non suspects).

Mais d’une manière générale, le traitement d’un polype utérin est l’ablation chirurgicale par hystéroscopie opératoire (résection hystéroscopique du polype).

 

Chez une femme jeune qui désire une grossesse, cette ablation est réalisée en prenant toutes les précautions afin de préserver sa fertilité.

 

Dans certains cas, il peut être souhaitable de retirer toute la muqueuse utérine (endomètrectomie). Cette intervention est également pratiquée par hystéroscopie opératoire.

C’est le cas, par exemple, chez les femmes chez qui existe un risque de lésion cancéreuse débutante (femme ménopausée) ou chez les femmes âgées de plus de 45 ans (afin d’éviter le risque de récidive).

 

Après l’intervention, l’ensemble des éléments enlevés est analysé au laboratoire pour s’assurer qu’il s’agit bien de polypes bénins.

 

Comme toute opération chirurgicale, une hystéroscopie opératoire comporte des risques.

Ces risques sont rares. Ce peut être :

  • une perforation de l’utérus
  • une infection de la cavité utérine

  • une hémorragie

  • les risques liés à l’anesthésie (anesthésie générale ou péridurale).

 

Evolution

 

Un polype peut récidiver malgré son ablation.

C’est pour cette raison que chez une femme qui a accompli son désir de maternité il est souvent proposé l’ablation de toute la muqueuse utérine. On parle alors d’endomètrectomie. Cette opération s’effectue également par la technique d’hystéroscopie opératoire.