Gynécologue Obstétricien Paris
Spermogramme - Spermocytogramme
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Docteur Benchimol
Gynécologue Obstétricien
Paris France
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Dernière
Mise à jour
26.07.2011
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Généralités

 

Le spermogramme et le spermocytogramme constituent les examens clés de l’exploration de la fertilité masculine. Ils font partie du bilan d’infertilité et de stérilité du couple.

 

 

Définitions

 

Sperme : liquide produit lors de l’éjaculation. Le sperme est composé par les spermatozoïdes, cellules sexuelles fabriquées par les cellules germinales des testicules et par le liquide séminal, qui correspond à un mélange de sécrétions provenant des glandes génitales masculines (prostate, vésicules séminales, épididyme et glandes de Cowper).

 

Spermatozoïde : cellule sexuelle mâle adulte contenue dans le sperme et capable de féconder l'ovule. Le spermatozoïde contient le matériel génétique provenant du père. Les spermatozoïdes sont fabriqués en permanence par les cellules germinales des testicules. Chaque spermatozoïde est normalement constitué de trois parties : une tête, une pièce intermédiaire et un flagelle, lui donnant la capacité à se mouvoir.

 

Spermogramme : examen biologique médical des différents paramètres constituants le sperme. Il permet l'évaluation de la fertilité masculine.

 

Spermocytogramme : examen médical correspondant à l'analyse cytologique et morphologique des spermatozoïdes au microscope, permettant l'évaluation de la fertilité masculine. La classification française de David subdivise les anomalies morphologiques des spermatozoïdes en 7 anomalies de la tête, 2 anomalies de la pièce intermédiaire et en 4 anomalies du flagelle. 

 

Le spermogramme permet d’évaluer :

  • La numération des spermatozoïdes par millilitre.
  • la mobilité des spermatozoïdes (en pourcentage) une et quatre heures après l’éjaculation.
  • la vitalité des spermatozoïdes (en pourcentage).
  • le volume de l’éjaculat (en millilitres).
  • la viscosité du sperme.
  • le PH du sperme.
  • la présence ou l’absence d’agglutinats.
  • la numération des globules blancs présents dans l’éjaculat.

 

Le spermocytogramme permet d’évaluer :

  • la morphologie des spermatozoïdes.
  • le pourcentage des formes atypiques (formes anormales).

 

Un sperme est dit « normal » ou « bon »  lorsque tous ses paramètres sont considérés comme normaux. Il a donc un pouvoir de fécondance « normal » (sauf cas particuliers). Plus un spermogramme est perturbé, plus les chances de concevoir spontanément un enfant sont faibles. Il s’agit là de notions de probabilités statistiques. On peut concevoir un enfant si le nombre de spermatozoïdes est faible, mais cela est peu probable.

 

 

Comment se déroule l’examen ?

 

Le sperme est recueilli et analysé au laboratoire. Une période d’abstinence sexuelle préalable de 3 à 5 jours est conseillée. Le recueil s’effectue par masturbation, dans une pièce isolée dédiée à cet examen. Le patient peut être accompagné par sa partenaire. Le sperme est directement recueilli dans un flacon stérile.

 

 

Interprétation – valeurs normales – valeurs anormales

 

Plusieurs classifications définissent les critères de normalité du sperme :

 

Paramètres

Valeurs normales

(OMS, 2010)

Valeurs anormales
Pathologie
Volume de l'éjaculat
1,5 ml

0 ml

< 1,5 ml

> 6 ml

Aspermie

Hypospermie

Hyperspermie

PH
7,2 à 8
-
-
Numération des spermatozoïdes
15 millions / ml

0 / ml

< 1 million / ml

< 5 millions / ml

< 15 millions / ml

> 250 million / ml

Azoospermie

Oligozoospermie extrême (ou Cryptozoospermie)

Oligozoospermie sévère

Oligozoospermie

Polyzoospermie

Mobilité à 1 heure
40 % de mobilité progressive
< 40 %
Asthénozoospermie
Vitalité à 1 heure
60 %
< 60 %
Nécrozoospermie
Formes typiques
15 %
< 15 %
Tératozoospermie
Leucocytes
< 1 million / ml
1 million / ml
Leucospermie
Cellules rondes
< 500 millions / ml
-
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Agglutinats
Absence
-
-
Autres
-

Présence de sang

Présence de pus

Association Oligo-Asthéno-Tératozoospermie

Hémospermie

Pyospermie

OATS

 

On ne peut conclure à un spermogramme pathologique uniquement lors d’un contrôle effectué trois mois après l’examen initial. La spermatogenèse (processus de production des spermatozoïdes) comporte des fluctuations spontanées ou liées à une affection passagère comme de la fièvre, un syndrome infectieux, le stress. Un premier spermogramme anormal nécessite donc toujours un contrôle. Etant donné le temps de fabrication des spermatozoïdes au cours de la spermatogenèse (74 jours), ce contrôle ne peut être pratiqué que trois mois plus tard.

 

 

 

Examens complémentaires

 

D’autres examens sont prescrits dans le cadre de l’exploration de la fertilité masculine lorsque l’examen clinique initial ou l’examen spermatique mettent en évidence une anomalie.

Ces examens visent à rechercher la cause de l’anomalie et à orienter au mieux le traitement qui sera proposé pour chaque situation.

 

 

Spermoculture

 

C’est la mise en culture du sperme à la recherche d’une infection. Une infection du sperme peut être à l’origine d’anomalies du spermogramme ou de la biochimie séminale. Elle peut compromettre les résultats d’une procréation médicalement assistée. L’infection du sperme se traite par un traitement antibiotique.

 

 

Biochimie séminale

 

Le dosage de certaines substances chimiques dans le sperme, aide au diagnostic et à la localisation de quelques anomalies du spermogramme :

Zinc,  acide citrique, phosphatases acides : sécrétés par la prostate.

Fructose : sécrété par les vésicules séminales.

L-Carnitine, alpha-glucosidase : sécrétées par l’épididyme.

 

 

Test de migration survie des spermatozoïdes (TMS)

 

En cas d’altération des paramètres spermatiques, ce test permet de sélectionner un concentré de spermatozoïdes de meilleure qualité, quantité et concentration. Ces nouveaux paramètres orientent le choix thérapeutique qui sera proposé (lorsque le facteur responsable de l’infertilité est masculin) :

> 1 million de spermatozoïdes mobiles / ml : insémination intra-utérine.

< 1 million de spermatozoïdes mobiles / ml : I.C.S.I.

 

 

Test de Hühner (test post coïtal)

 

Ce test permet d’apprécier le nombre et la mobilité des spermatozoïdes présents dans le vagin, dans l’exocol et dans l’endocol, 8 à 12 heures après un rapport sexuel pratiqué en période pré ovulatoire. Il évalue parallèlement la qualité de la glaire cervicale.

Un test anormal, fait évoquer une azoospermie, une oligozoospermie, une anéjaculation ou l’absence de rapport sexuel en l’absence de spermatozoïdes retrouvés. Si des spermatozoïdes sont présents mais immobiles, on s’oriente vers un problème de glaire cervicale ou de présence d’anticorps anti-spermatozoïdes.

Ce test n’est pas très spécifique et n’a qu’une valeur relative d’orientation.

 

 

MAR test

 

Ce test permet de rechercher la présence d’anticorps anti-spermatozoïdes qui provoquent leur agglutination et leur immobilisation.

 

 

Test aux immunobilles

 

Ce test, plus spécifique que le MAR test, permet de confirmer ou d’infirmer la présence d’anticorps anti-spermatozoïdes et de les localiser (au niveau de la tête ou du flagelle).

 

 

Dosage des anticorps anti-spermatozoïdes

 

Le taux des anticorps anti-spermatozoïdes dosé directement dans le liquide séminal ou dans le plasma permet d’orienter le choix thérapeutique (insémination intra-utérine ou I.C.S.I si leur taux est élevé).

 

 

Dosages hormonaux

 

Les dosages de la FSH, Testostérone, Prolactine et de l’Inhibine B permettent en cas d’oligozoospermie sévère ou d’azoospermie, d’orienter le diagnostic vers son origine obstructive (excrétoire) ou sécrétoire.

 

 

Caryotype sanguin

 

Une anomalie chromosomique est recherchée dans le cadre du bilan étiologique d’une d’oligozoospermie sévère ou d’azoospermie. En effet, la fréquence des anomalies chromosomiques dans la population des hommes ayant une concentration de spermatozoïdes inférieure à 10 millions/ml est multipliée par dix par rapport à la population générale.

En cas d’anomalie chromosomique le patient est adressé en consultation de conseil génétique.

 

 

Recherche d’une microdélétion du chromosome Y

 

Une microdélétion des zones AZFa, AZFb et AZFc du chromosome Y est recherchée dans le cadre du bilan étiologique d’une d’oligozoospermie sévère ou d’azoospermie sécrétoires.

 

 

Etude chromosomique des spermatozoïdes

 

Cette étude est indiquée dans des cas très spécifiques où l’on suspecte que l’anomalie morphologique des spermatozoïdes est liée à une anomalie en leur nombre de chromosomes.

 

 

Recherche d’une anomalie du gène CFTR de la mucoviscidose

 

Cet examen est recherché en cas d’azoospermie excrétoire (obstructive) afin de rechercher la présence du gène CFTR de la mucoviscidose. La présence de cette anomalie chez l’homme justifie sa recherche chez la partenaire afin d’éviter la naissance d’un enfant porteur de la mucoviscidose. Les mutations du gène CFTR sont présentes chez 80 % des hommes ayant une azoospermie obstructive de type Absence Congénitale Bilatérale des Canaux Déférents.

 

 

Test de fragmentation de l’ADN spermatique

 

Cette technique permet d’évaluer la qualité de l’ADN des spermatozoïdes. Sa qualité peut être diminuée sous l’action de radicaux libres. Leur action provoque la fragmentation de l’ADN et compromet les premières phases du développement embryonnaire.

Taux < 3 % : bonne qualité.

Taux entre 20 et 30 % : qualité moyenne.

Taux > 30 % : mauvaise qualité et mauvais pronostic.