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Généralités
La stimulation de l’ovulation est une technique d’assistance médicale à la procréation. Son but est d’induire une ovulation chez une femme qui n’ovule pas, afin de permettre la rencontre des gamètes (spermatozoïdes et ovules) en vue d’une grossesse. Son principe repose sur l’administration de médicaments inducteurs de l’ovulation puis sur la programmation des rapports sexuels en période péri ovulatoire. La stimulation de l’ovulation peut être utilisée seule, ou dans d’autres cas, associée à une insémination intra-utérine ou à une fécondation in vitro. Cette fiche traite de la stimulation de l’ovulation hors fécondation in vitro et hors insémination intra-utérine.
Bilan avant induction de l’ovulation
Avant d'envisager un traitement, un bilan d’infertilité du couple doit être effectué. Ce bilan comporte :
A partir de ce bilan et en fonction de ses résultats, le médecin peut orienter le couple vers une stimulation de l’ovulation.
Indications
L’induction de l’ovulation est indiquée chez un couple qui n’arrive pas à concevoir, et chez qui le bilan féminin d’infertilité montre :
Comment se déroule une induction de l’ovulation ?
La stimulation ovarienne a pour objectif de permettre une ovulation à partir d’un seul ou de quelques follicules ovariens (stimulation mono folliculaire ou pauci folliculaire).
Chaque cycle de traitement, se compose de plusieurs phases successives.
Résultats
Le taux de succès des stimulations de l’ovulation est d’environ 10 à 20 % par cycle de traitement. Au bout de 6 tentatives, une grossesse est obtenue dans environ 75 % des cas. Au-delà de 6 cycles, le taux de succès est très faible.
Et après ?
Un test sanguin de grossesse est effectué deux semaines après le déclenchement, en cas de retard de règles. Il est refait 48 h plus tard en cas de positivité. Une première échographie est recommandée à 4 semaines de grossesse (ou six semaines d’aménorrhée) afin de vérifier la bonne localisation de la grossesse et le nombre éventuel de sacs gestationnels.
En cas d’échecs répètes, le couple peut avoir recours à d’autres techniques d’assistance médicale à la procréation : insémination intra-utérine, fécondation in vitro (FIV) ou à une micro-injection (ICSI).
La survenue d’une grossesse spontanée entre deux cycles de traitement ou après plusieurs échecs successifs reste toujours possible.
Les risques et complications
Comme chaque technique d’assistance médicale à la procréation, la stimulation de l’ovulation comporte quelques risques de complications. Ces risques sont peu fréquents.
Formalités administratives
La stimulation de l’ovulation seule, ne rentre pas dans le cadre des Lois de Bioéthique de juillet 1994. De ce fait, les démarches administratives habituelles d’un traitement d’assistance médicale à la procréation ne sont pas nécessaires. Une demande d’exonération du ticket modérateur par la sécurité sociale (prise en charge à 100 %) peut être effectuée afin de permettre une prise en charge pour les divers examens et pour les traitements. |
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