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Traitement
En fonction de la présentation clinique et de la présence de signes de gravité, le traitement repose sur l’abstention thérapeutique, le traitement médical ou le traitement chirurgical. Le traitement médical ou chirurgical ne doivent pas être appliqués trop tôt, afin de ne pas traiter à tord une menace de fausse couche spontanée par un traitement tératogène (responsable de malformations fœtales) ou de ne pas effectuer une coelioscopie « blanche » (méconnaître une grossesse extra-utérine du faite de sa petite taille ou pratiquer une coelioscopie alors qu’il s’agit d’une grossesse intra-utérine). D'un autre côté, le traitement doit être rapide, car tout retard de prise en charge peut être lourd de conséquences.
Abstention thérapeutique
L’abstention thérapeutique est réservée à un nombre limité de patientes présentant une grossesse extra-utérine répondant aux critères suivants :
Cette option thérapeutique nécessite une surveillance étroite de la douleur et du taux des β-HCG plasmatiques, jusqu’à négativation. La moindre anomalie doit faire reconsidérer cette option.
Traitement médical
Le traitement médical est réservé aux patientes présentant une grossesse extra-utérine, répondant aux critères suivants :
Les contre indications du traitement médical :
Le traitement médical repose sur l’injection d’un produit antimitotique permettant l’arrêt de la division des cellules trophoblastiques qui constituent la grossesse. Le traitement le plus couramment utilisé est le Methotrexate, à la dose de 1 à 1,5 mg/kg (traitement « monodose »). L’injection se fait le plus souvent par voie intra-musculaire, en ambulatoire. L'injection intra-ovulaire directe dite « in situ », est habituellement réservée aux GEU isthmiques, cornuales, interstitielles ou ovariennes. Elle est effectuée alors sous guidage échographique ou sous coelioscopie.
Rarement, l'injection de Methotrexate est associée à une anti-progestérone par voie orale (RU 486), permettant d’augmenter le taux de succès.
Environ un tiers des GEU pourrait bénéficier d'un traitement médical. Dans ces cas, le taux de succès du traitement médical est d’environ 85 %. Dans 15 % des cas, une deuxième injection est nécessaire en raison d'une décroissance insuffisante des β-HCG plasmatiques. L’échec du traitement médicamenteux nécessite de passer au traitement chirurgical.
Cette option thérapeutique nécessite une surveillance étroite de la douleur et du taux des β-HCG plasmatiques, jusqu’à négativation. Cette surveillance s'effectue en ambulatoire. La moindre anomalie doit faire reconsidérer cette option et envisager une deuxième injection ou le passage au traitement chirurgical.
Pendant les jours qui suivent l’injection, l’apparition ou la majoration d’une douleur est fréquente et correspond à la destruction de la grossesse et à la constitution d'un hématosalpinx. Ces douleurs peuvent correspondre également à un « syndrome fissuraire) avec la fissure de la trompe utérine.
La décroissance des β-HCG plasmatiques est parfois précédée d’une période de 4 jours où leur taux peut augmenter (lyse des cellules trophoblastiques). La décroissance est surveillée par un dosage hebdomadaire des β-HCG plasmatiques. La négativation du taux est obtenue en 3 à 4 semaines. C’est à ce moment là seulement qu’on peut affirmer le succès du traitement.
L’injection de Methotrexate peut provoquer quelques effets secondaires :
Traitement chirurgical
Le traitement chirurgical est réservé aux patientes présentant une grossesse extra-utérine, répondant aux critères suivants :
Le traitement chirurgical peut être, en fonction du geste réalisé :
Le traitement chirurgical peut se faire, en fonction de la voie d’abord chirurgicale, par :
La coelio-chirurgie présente les avantages suivants par rapport à la chirurgie classique :
La chirurgie par laparotomie est réservée aux formes les plus graves :
La coelio-chirurgie est réservée à tous les autre cas, de loin, majoritaires.
Le traitement conservateur est indiqué dans les petites GEU, lorsque la trompe utérine n’est pas trop abîmée et lorsque le geste est réalisable chirurgicalement. L’âge de la patiente et son désir de grossesse interviennent dans le choix du traitement : chez une femme jeune, n’ayant pas d’enfants, tout est fait afin de conserver les trompes utérines.
Un traitement conservateur nécessite une surveillance étroite de la douleur et du taux des β-HCG plasmatiques, à commencer 48 heures après l’intervention, jusqu’à négativation. La persistance de cellules trophoblastiques dans la trompe conservée peut provoquer la réascension du taux des β-HCG plasmatiques et justifier alors un traitement médical par Methotrexate ou une deuxième intervention chirurgicale.
Le recours à un geste radical s’impose dans les cas suivants :
Informations pratiques : Grossesse extra-utérine
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