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VaccinGénéralités - Human Papilloma Virus HPV

Le Papillomavirus humain (HPV–Human Papilloma Virus) est un virus impliqué dans la survenue de la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus. Une infection persistante par ce virus peut évoluer vers un cancer du col utérin.

Un contact avec le virus HPV ne signifie pas « cancer » à coup sûr. On estime statistiquement, qu’environ une femme sur deux entre un jour en contact avec ce virus. Chez environ 10 % de ces femmes infectées, le virus provoque une infection chronique (dysplasie du col utérin). Parmi ces dernières, environ 20 % sont à risque de développer un cancer du col utérin. Les lésions liées à l’HPV se résorbent donc presque toujours favorablement, même en l'absence de traitement.

Malgré l’évolution souvent favorable d’une infection à HPV et malgré tous les efforts de dépistage, le cancer du col utérin est responsable d’environ 1000 décès par an en France.

Les génotypes (types génétiques) HPV 16 et HPV 18 sont responsables de 70 % des cas de cancer du col utérin viro-induits (induits par le virus HPV). Les génotypes HPV 6 et HPV 11 sont responsables de 90 % des cas de condylomes génitaux (verrues génitales).

 

Quel est le principe du vaccin anti HPV ?

Le vaccin est constitué de particules pseudo-virales (une protéine de l’enveloppe du virus HPV, non capable de se répliquer). Leur injection dans l’organisme permet la production d’anticorps protecteurs dirigés contre le virus HPV.

Les vaccins anti HPV sont des vaccins prophylactiques (préventifs). Ils sont destinés principalement à prévenir la primo-infection des principaux virus en cause. Ils ne sont pas thérapeutiques, c'est à dire qu'ils n'ont aucun effect chez les femmes porteuses du virus HPV ou présentant des lésions liées aux virus HPV 16 et 18.

Deux types de vaccins seront mis sur le marché : l’un, bivalent, prévient contre les cancers liés aux virus HPV 16 et 18 (vaccin Cervarix®), l’autre, quadrivalent, prévient contre les cancers liés aux virus HPV 16 et 18 et contre les condylomes génitaux liés aux virus HPV 6 et 11 (vaccin Gardasil®). Dans l'état actuel des connaissances, il est recommandé d'utiliser le vaccin quadrivalent.

La durée de protection démontrée au jour d'aujourd'hui est d'au moins 5 ans.

 

A qui est destiné le vaccin anti HPV ?

En France, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande la vaccination des jeunes filles entre les âges de 11 et 14 ans avec un rattrapage pour les jeunes filles entre 15 et 19 ans révolus. Il est conseillé d'éviter une vaccination en cours de grossesse et d'éviter une grossesse au cours du mois suivant chaque injection.

Il n'est pas recommandé de :

  • Pratiquer un frottis cervico-vaginal avant la vaccination, lorsque l'indication de celle-ci est bien posée ;
  • Pratiquer un test HPV avant la vaccination, lorsque l'indication de celle-ci est bien posée ;
  • Pratiquer une sérologie HPV (prise de sang) avant la vaccination, lorsque l'indication de celle-ci est bien posée.

 

Effets indésirables

  • fièvre ;
  • érythème, douleur au point d'injection, gonflement, saignement, démangeaisons au point d’injection ;
  • malaises, céphalées ;
  • affections respiratoires, thoraciques et médiastinales ;
  • bronchospasme, urticaire.

 

Schéma vaccinal

Gardasil est un vaccin indiqué dans la prévention des maladies provoquées par les Papillomavirus Humains (HPV) de type 6, 11, 16 et 18, telles que les lésions précancéreuses de l’appareil génital féminin (col du l’utérus, vulve et vagin), le cancer du col de l’utérus, et les verrues génitales.

Le vaccin Gardasil est disponible en France depuis novembre 2006. Le schéma vaccinal est de 3 injections administrées par voie intramusculaire (muscle deltoïde ou région antérolatérale supérieure de la cuisse) sur une période de 6 mois (à 0, 2 et 6 mois). Il est remboursé par la sécurité sociale depuis le 11 juillet 2007 à hauteur de 65% (135,59 euros par injection), dans les indications suivantes :

  • prévention des dysplasies de haut grade du col de l'utérus (CIN 2/3), des cancers du col de l'utérus, des dysplasies de haut grade de la vulve (VIN 2/3) et des verrues génitales externes (condylomes acuminés) dus aux papillomavirus humains de type 6, 11, 16 et 18 ;
  • chez des jeunes filles âgées de 11 à 14 ans et des jeunes filles et jeunes femmes âgées de 15 à 19 ans.

L'une des trois doses de vaccination peut être co-administrée avec le rappel diphtérie-tétanos-coqueluche-polyomyélite entre 11 et 13 ans ou avec un vaccin contre l'hépatite B, dans le cadre du rattrapage vaccinal.

Cette vaccination peut être effectuée indifféremment avec l'un ou l'autre des deux vaccins existants :

  • Vaccin quadrivalent (Gardasil®) : Le schéma vaccinal comprend trois injections respectant un intervalle de deux mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle de quatre mois entre la deuxième et la troisième injection (schéma 0, 2, et 6 mois).
  • Vaccin bivalent (Cervarix®) : Le schéma vaccinal comprend trois injections respectant un intervalle de un mois entre la première et la deuxième injection, et un intervalle de cinq mois entre la deuxième et la troisième injection (schéma 0, 1, et 6 mois).

Cette vaccination ne se substitue pas au dépistage des lésions pré cancéreuses ou cancéreuses du col de l’utérus par frottis cervico-vaginal. A partir de l’âge de 25 ans, toutes les jeunes femmes, qu’elles soient vaccinées ou pas, doivent bénéficier du dépistage selon les recommandations en vigueur.

 

Que reste-il du dépistage par frottis ?

Les vaccins anti HPV permettraient au meilleur des cas d’éviter 70 % des cancers du col utérin viro-induits, et par conséquent, de réduire le nombre de décès par cancer du col utérin de 70 % (à condition que toutes les femmes soient vaccinées ; qu'elles bénéficient des trois injections et qu'elles ne contractent pas le virus HPV pendant cette période). Le vaccin ne protège donc pas contre tous les cancers du col utérin !!!

Le dépistage reste donc absolument nécessaire afin de détecter les 30 % et plus, de cancers du col utérin non prévenus par le vaccin.

 

Pharmavovigilance

Depuis sa commercialisation, un Plan de gestion de risque a été mis en place au niveau national et européen. Il permet de détecter et d’analyser, dans les conditions réelles d’utilisation, tout nouvel effet indésirable observé par les professionnels de santé. Dans ce cadre, ce vaccin fait l’objet d’une surveillance renforcée par les autorités françaises d’une part et les autorités européennes d’autre part.

Ce que l’on peut noter :

  • Dans le monde, à la fin du mois de mai 2013, plus de 127 millions de doses de Gardasil ont été distribuées. Depuis leur mise à disposition, l’analyse des données de pharmacovigilance a fait état de 26 675 effets indésirables graves dont 113 cas de sclérose en plaques (SEP).
  • Sur cette période, 435 cas d’effets indésirables graves dont 135 de maladies auto-immunes incluant 15 cas de SEP ont été rapportés au réseau national des CRPV (centres régionaux de pharmacovigilance) et au laboratoire concerné pour ce vaccin.
  • Les effets indésirables graves ayant nécessité une hospitalisation concernent majoritairement des réactions attendues à type de : syndromes fébriles, arthromyalgies, syncopes, toutes d’évolution favorable ;
  • Quelques cas de maladies auto-immunes ont été rapportés : démyélinisations aiguës centrales, arthrites et thrombopénies, souvent peu documentés, mais ne permettent pas d’établir un lien de causalité ; leur nombre reste très inférieur au nombre attendu en l’absence de vaccination ;
  • Aucun effet indésirable pour la trentaine de cas d’exposition à Gardasil® au cours ou un mois avant une grossesse n’a été rapporté durant la période d’analyse ;
  • Les données de la littérature internationale et française ne montrent pas d’augmentation de l’incidence des maladies auto-immunes ni plus particulièrement de SEP après une vaccination par Gardasil.
  • A ce jour, aucun décès n’a été rapporté en France.
  • Dans son avis du 20 mars 2013, « la Haute Autorité de Santé (HAS) considère que le service médical rendu par ce vaccin est important dans la population recommandée par le Haut Conseil de Santé Publique dans le calendrier vaccinal en vigueur » ;
  • L'ANSM rappelle le 26/11/2013 que "Le rapport bénéfice/risque de ce vaccin (ndlr Gardasil), au regard de l’ensemble de ces données d’efficacité et de sécurité reste favorable".

 

A lire aussi

 

Source

Haute autorité de santé : http://www.has-sante.fr/portail/upload/docs/application/pdf/fiche_bum_gardasil.pdf

Bulletin épidémiologique hébdomadaire : BEH 19 avril 2013

ANSM : Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé 26/11/2013 Point d'information

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